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L’aventure du chocolat commence en Amérique centrale il y a environ 2000 ans. C’est là que pousse un petit arbre étrange qui se plaît dans l’ombre et l’humidité des forêts tropicales ; le cacaoyer.

L’homme, à l’exemple des animaux se nourrit de la pulpe tendre contenue dans ce gros fruit appelé la cabosse.
Le premier qui semble avoir donné une importance économique décisive à cette activité agricole serait Hunahpu, le 3ème roi Maya.

Très vite ce fruit devient une monnaie d’échange, 10 fèves pour un lapin, 100 fèves pour un esclave. Pour les transactions plus importantes on utilise le carga qui contient 24000 fèves, la quantité maximale pouvant être transporté à dos d’homme.
Les Astèques consomment leur monnaie sous forme d’une boisson, appelée « tchocolatl », très épicée mêlant piment, poivre et vanille.
Les Astèques sont les premiers à avoir eu l’idée de griller les fèves et de les broyer pour en obtenir une pâte. Cette pâte servait également à soigner les plaies et les morsures de serpents.

Arrivée du chocolat en Europe
C’est en 1524 que les fèves et la recette du « tchocolatlt » arrivent en Europe et plus précisément en Espagne, non pas par le génial aventurier Christophe Colomb mais par le conquistador espagnol Hermán Cortés. La fameuse boisson Astèque est rapidement transformée en y ajoutant du sucre de canne provenant des Indes.
Le chocolat moderne est né. Évidemment, reste à perfectionner tout le savoir-faire permettant son élaboration, souci constant des artisans chocolatiers jusqu’à nos jours.

Cette boisson provoque un engouement extraordinaire à la Cour d’Espagne. On ne jure que par elle. Bientôt toute l’Europe sera touchée par la ruée vers l’or brun.
Les Italiens en ont connaissance en 1606, le Français en 1615, les Allemands en 1642 et les Anglais en 1657.
Les médecins vont également travailler sur le produit en lui attribuant des vertus curatives guérissant fièvres et maux d’estomac.
Le naturaliste suédois, Carl Von Linné, le baptise « Theohoma » : « Nourriture des Dieux »

En France, c’est à Paris, en 1659,  que la première commercialisation du chocolat est organisée. C’est le roi Louis XIV qui remettra à David Chaillou une lettre patente lui accordant, pour une durée de 29 ans, le privilège exclusif de fabriquer et de vendre ce chocolat sur tout le royaume.

Le mot « chocolat » apparaît dans le dictionnaire français  en 1680.

Jusqu’au 18ème siècle le chocolat reste l’apanage des nobles et des religieux. Sa consommation se démocratise lentement. C’est au milieu du 18ème siècle que l’on commence à le trouver sous une forme solide.
A la fin du 18ème siècle, c’est  aussi bien en Espagne, qu’en France, en Italie,  en Angleterre, en Hollande et en  Suisse  que l’on cherchent à mécaniser la fabrication  du chocolat.

 

Le chocolat en Suisse
C’est en 1819 que François Louis Cailler revient en Suisse après avoir travaillé pendant 4 ans dans la fabrique de chocolat Caffarel à Turin. Il conçoit et fait fabriquer une broyeuse qui broie le cacao et le sucre entre deux cylindres horizontaux tournant l’un vers l’autre. En 1875, le beau fils de F.L. Cailler, Daniel Peter, crée le chocolat au lait en y ajoutant du lait condensé, un produit venant d’être mis au point par Henri Nestlé.
Rodolf Lindt crée, à la fin du 19ème siècle, le « conchage » ce procédé de traitement de la pâte de cacao consiste a la « pétrir » de manière longitudinale pendant  environ 70 heures afin de la chauffer par frottement pour l’homogénéiser et la débarrasser des goûts et odeurs âcres et acides que contiennent naturellement les fèves de cacao. Ce procédé permet également au chocolat de développer tous ses arômes et de lui procurer son bel effet brillant.
A cette époque les premiers bonbons de chocolat se trempent  encore avec les doigts, c’est en 1920 que les « fourchettes à tremper » font leur apparition, puis l’évolution va jusqu’au machines à enrober le chocolat, comme celles que nous utilisons à l’heure actuelle.

 

 
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